L'isolant mince permet-il de respecter la RT 2012?

Posté par | 18 juin 2014 | Matériaux | 0 commentaire

Remplaçant la RT 2005, la RT 2012 est un ensemble d’exigences relatives aux bâtiments neufs ou aux parties neuves de bâtiments anciens. Issue du Grenelle de l’Environnement, la RT 2012 s’applique depuis le 1er janvier 2013 ; son but est de réduire la consommation énergique des constructions, lesquelles doivent être énergétiquement performantes et économes en énergie.

isolant mince

Les critères imposés par la RT 2012

L’un des points clefs pour respecter les exigences de la RT 2012 est de doter les bâtiments d’une bonne isolation, tant pour les combles, les murs que pour le sol. Pour les BBC (bâtiments basse consommation), la résistance thermique en m2.K/W doit être pour les combles égale ou supérieure à 8, et pour les murs et les sols égale ou supérieure à 4 ; pour les BEPOS (bâtiments à énergie positive), elle doit être égale ou supérieur à 10 pour les murs et à 5 pour les murs et les sols. On constate donc que les critères de la RT 2012 ont été largement renforcés par rapport à la réglementation thermique précédente.

Un isolant mince respecte-t-il la RT 2012 ?

On peut alors se demander si un isolant mince constitue une enveloppe suffisamment performante pour respecter les critères imposés par la RT 2012. Pour rappel, un isolant mince est constitué d’une ou plusieurs couches de feuilles d’aluminium voire de film plastique aluminisé, auxquels s’ajoutent des couches intermédiaires qui peuvent être de différentes natures (feutre d’origine animale ou végétale, mousse souple, polyéthylène à bulles…).
La valeur de résistance thermique R d’un isolant mince ne peut être mesurée scientifiquement. Cette valeur de la résistance l’isolant mince provient, comme pour tout autre matériau, de sa conductivité thermique et de son épaisseur (qui est faible). Le constat est donc clair : un isolant mince ne peut, à lui seul, respecter les exigences posées par la RT 2012. Il doit donc être couplé à un autre isolant classique (laine de roche, de verre, de chanvre, de lin, de bois, textiles recyclés, polyuréthane, plume de canard, polystyrène PSE…).
C’est la raison pour laquelle le CSTB les range parmi les compléments d’isolation.

Dans quel cadre utiliser alors un isolant mince ?

Pour autant, il ne faut pas bannir l’isolant mince de toute construction. En effet, il constitue un excellent pare vapeur, à défaut de garantir à lui seul une isolation respectant la RT 2012. C’est d’ailleurs la conclusion d’un avis de l’ADEME du 28 novembre 2011, qui affirme elle aussi que les isolants minces représentent de bons parevapeurs, tout en les cantonnant à un rôle de complément d’isolation.
Il va donc permettre d’améliorer la résistance thermique déjà présente de la paroi. En outre, les films réfléchissants utilisés pour fabriquer les isolants minces sont très étanches à la vapeur d’eau ; placé du côté intérieur des parois, ils forment ainsi un parevapeur très appréciable. En effet, grâce à sa faible épaisseur, l’isolant mince préserve au maximum l’espace habitable d’une pièce.


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