Importance des rupteurs et planelles isolantes

« Plannelle isolante » ou « rupteurs« , « rt2012 et obligation du traitement des ponts thermiques« … Si l’on n’est pas un peu initié à l’ensemble de ces nuances, il semble difficile d’effectuer un choix précis et efficace. Voici quelques explications pour mieux comprendre la situation.
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Problématique de Ponts Thermiques

La notion de pont thermique, principalement utilisée dans le secteur du bâtiment et de l’habitat, fait référence aux questions d’isolation. Il s’agit, en l’occurrence, d’un phénomène de conduction de température d’un matériau, chaude ou froide. Ainsi, le pont thermique repose sur le principe d’une conduction de température : chaude en été et froide en hiver, et c’est dans ce cadre que la température extérieure se transmet par conduction thermique des parois. Outre une sensation d’inconfort au sein de son habitat, ce désagrément s’accentue lorsqu’il est associé à une mauvaise ventilation, créant, de ce fait, un problème d’humidité et de moisissures ou de champignons sur les murs.

RT 2012

C’est dans ce cadre qu’intervient la Règlementation Thermique (RT), dont la vocation consiste à fixer une limite à la consommation énergétique des bâtiments neufs en termes de chauffage, ventilation, climatisation, production d’eau chaude et éclairage. La RT 2012, dernière réglementation en vigueur, répond aux exigences croissantes en la matière, notamment en terme d’économie d’énergie.
Considérant le mauvais résultat obtenu sur le plan thermique des réalisations du bâti neuf, la RT 2012 exige un résultat performant du bâti dès l’établissement du permis de construire. Désormais, la conception doit également être examinée à ce titre. Sur cette base, les constructions neuves devront respecter une diminution de la consommation énergétique, portant cette dernière à un niveau trois fois moins élevé que le niveau requis par la RT 2005. Il en est de même pour l’attribution des labels dont l’exigence montre une volonté accrue d’approfondir la question. Outre le respect du Bbio et l’obtention d’une attestation au dépôt du PC, c’est bien une obligation de résultat qui est requise, notamment au travers d’une attestation en fin de travaux.
Ceci induit, par conséquent, le recours à l’isolation thermique intérieure, l’isolation thermique répartie, l’isolation thermique extérieure ou aux ossatures bois.

Les solutions

Afin d’éviter ces différentes problématiques, il existe deux sortes de traitements : les rupteurs et les plannelles isolantes. Ces deux solutions ne pouvant nullement se cumuler, il faut donc choisir entre les deux alternatives.
Tout d’abord, expliquons en quoi ces deux éléments consistent.
Le rupteur est un dispositif d’isolation dédié au traitement des ponts thermiques, notamment au niveau des jonctions dalle/façade ou dalle/balcon. Grâce à ce système, les fuites de chaleur sont réduites de par une interposition d’un élément isolant entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, tout en assurant la continuité mécanique entre les parois ou le renforcement de la sécurité en cas d’incendie.
La plannelle , quant à elle, est un bloc de béton cellulaire ou de terre cuite, utilisée pour les coffrages lors du coulage d’une dalle pleine ou d’une table de compression pour un plancher hourdi (maçonnage grossier à base de plâtre et de moellons). Une plannelle est réalisée à partir d’un mortier classique. Permettant d’éviter une fissuration d’enduit de façade, celle-ci constitue une solution pour l’homogénéité du parement de façade, ce qui induit l’utilisation d’un matériau de même nature que celui dédié au remplissage des parements. Surtout, la planelle peut être utilisée pour réduire en partie les ponts thermiques.

Que choisir ?

Si l’on veut comparer les performances thermiques des deux dispositifs, il s’avère qu’autant la définition des plannelles requiert une simple consultation de sa documentation (0,27 w/m.K), autant celle d’un rupteur nécessite l’utilisation d’un programme particulier, mais sa moyenne oscille entre 0,1 et 0,3 w/m.K.
De plus, pour le rupteur, il faut tenir compte de différents paramètres : le type de mur utilisé, l’épaisseur de la dalle de compression, le type de hourdis, le « up » du hourdis et le niveau du plancher.
Après expérimentation, il est démontré que, pour un cas classique, les rupteurs sont plus performants que les plannelles isolantes, mais la différence est réellement infime. Il faut donc s’interroger sur la pertinence de cette solution qui, pour un gain moindre de quelques watts, s’avère un exercice très compliqué, requérant l’ajout de poutrelles. Pour une plus grande rapidité d’exécution, les plannelle s semblent répondre mieux aux attentes. Par ailleurs, l’écart est également infime en termes tarifaires et d’économie d’énergie.


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