Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont décidé d’investir dans l’installation de divers appareils électriques pour se réchauffer afin d’être « eco-responsable » et par extension, faire des économies sur la consommation énergétique. Seulement voilà, avec la réglementation thermique 2012 mise en place en 2013, l’utilisation des chauffages électriques est désormais rendue très difficile de par l’effet de la réglementation qui touche l’énergie électrique d’un coefficient de conversion de 2.58. Il faut savoir que ce coefficient est évalué à 1 pour le gaz mais aussi le fioul.
2283236_blog

La réglementation rt2012

Depuis le 1er janvier 2013, avec la réglementation rt2012, le niveau maximum imposé est de 50kWh(ep)/m2 en moyenne, et ce par année pour toutes les nouvelles constructions. Rappelons par ailleurs que le sigle « ep » veut dire energie primaire. Cette dernière est l’énergie nécessaire au tout début, incluant toutes les pertes de productions possibles jusqu’à l’utilisation de l’énergie finale dans un logement. À titre d’exemple, si un foyer consomme environ 1kWh d’électricité, l’energie primaire nécessaire doit impérativement être à 2.58 kWh à cause des pertes en lignes mais aussi de divers paramètres et aléas au niveau des transformateurs, entre autres. Le problème avec cette réglementation c’est qu’elle est tout de même pénalisante pour ceux qui défendent l’utilisation de l’électricité. Il est quand même utile de rappeler que l’électricité ne produit que très peu de gaz à effet de serre car elle est produite à partir du nucléaire. Mais d’autre part, cette loi va permettre à l’énergie électrique de muter vers une utilisation plus poussée de l’énergie renouvelable.

Une énergie renouvelable

Avec cette réglementation rt2012, les foyers devront utiliser un système qui produit de l’énergie renouvelable, notamment pour le chauffage. Le chauffage électrique s’effectuera grâce à une pompe à chaleur par exemple. Rappelons que ce genre de pompe utilise à la fois l’électricité et les énergies renouvelables, que ce soit dans le sol ou dans l’air. Si le tout est utilisé avec d’autres énergies, l’utilisateur pourra obtenir un meilleur rendement, que ce soit au niveau écologique ou économique. Parmi ces solutions, on pourra citer entre autres l’énergie solaire ou encore le bois-énergie. Pour les habitations qui n’ont pas besoin de beaucoup de chauffage, le mieux est d’opter pour une pompe à chaleur air-air, qui, comme son nom l’indique, utilise l’air pour une dépense énergétique réduite au strict minimum.

Les inconvénients de la réglementation rt2012

Bien qu’il y ait plusieurs avantages quant à la mise en place de la réglementation rt2012, il y a tout de même quelques inconvénients qui font grincer des dents les consommateurs. Un des principaux problèmes se situe au niveau des logements utilisant intégralement l’électrique. En effet, pour que les installations puissent respecter la réglementation, il faudra procéder à divers changements d’équipements, comme le chauffe-eau thermodynamique. Le souci réside dans le coût assez élevé de ces installations par rapport aux installations fonctionnant au gaz. Un autre inconvénient réside également dans le fait que techniquement, l’énergie primaire de l’électricité doit être à 2,58 kWh pour obtenir une énergie finale de 1 kWh alors que les autres énergies ne connaissent pas ce genre de perte, 1 kWh d’énergie primaire suffit donc à produire 1 kWh d’energie finale. Cette différence ne permettra donc pas à l’utilisateur de dépasser une consommation de plus de 19,3 kWh/m2. Le problème est que les convecteurs électriques restent le chauffage le plus gourmand en énergie. Ce qui fait que les utilisateurs ne pourront plus utiliser principalement de l’électricité dans les nouvelles constructions.

En résumé, cette réglementation n’est pas en faveur du chauffage électrique à cause du facteur de conversion finale d’énergie primaire. Par ailleurs, ce sont les énergies biomasses et géothermiques qui sont privilégiées par la rt2012 à cause de leur très faible émission de CO2.


*/