Le secteur du bâtiment et la protection de l'environnement

Du 30 novembre au 11 décembre prochain se tiendra à Paris la Conférence sur les changements climatiques sous l’égide de l’ONU. Grande première : cette conférence réunira les représentants de plus de 195 pays mais aussi des représentants de la société civile (entreprises, ONG, collectivités territoriales etc….) qui sont actifs dans les problématiques liées au réchauffement climatique et à la protection de l’environnement. Le secteur du bâtiment sera mis à l’honneur lors de plusieurs conférences et de plusieurs ateliers lors de ce sommet.

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La raison ?

Il est, après celui du transport, le deuxième participant au rejet dans l’atmosphère entraînant le réchauffement climatique. Changer le mode de construction et la manière dont nos bâtiments ont accès à l’énergie est donc indispensable pour protéger l’environnement et pour atteindre le but de ne pas dépasser 2 degrés d’augmentation de la température mondiale d’ici à 2100 (par rapport à la date référence de 1850).

Le bâtiment : un secteur parti de loin en terme de protection de l’environnement

Il n’y a pas si longtemps, les architectes et les promoteurs faisaient assez peu attention aux économies d’énergie et à l’isolation des bâtiments. La crise économique de 1973 puis les atteintes à l’environnement, croissantes, sont passés par là et il est devenu évident aux yeux des pouvoirs publics de devoir légiférer en la matière. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la première réglementation thermique en France date de … 1974!

La COP21 RT2012 Economie environnement label un pas dans le bon sens

La législation en vigueur en France concernant la réglementation thermique est la RT 2012. En 2010, il s’agissait d’un pas de géant dans le domaine de la limitation du réchauffement climatique car cette loi prévoyait l’utilisation d’au moins une énergie renouvelable pour la construction d’une maison d’habitation. Avec la COP21 RT2012 Economie environnement label, les progrès ont été nombreux dans les économies d’énergie. Certes cette législation est perfectible mais elle permettra d’atteindre l’objectif des 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2020 et de limiter le rejet des gaz à effet de serre dans l’environnement. Le plafond de 50 kWhEP/m²/an à ne pas atteindre permet en outre d’obtenir le label BBC. Tous les postes qui consomment de l’énergie ou presque sont mis à contribution dans ce plan d’économie d’énergie.

Depuis de nombreuses années les cabinets d’architectes travaillent à incorporer ces nouvelles techniques de constructions dans leurs projets afin d’en limiter les coûts. La COP21 devrait leur donner l’occasion de mieux faire connaitre leurs travaux et surement aussi de toucher de nouveaux clients situés dans d’autres pays. La COP21 pourrait donc bien donner un nouveau souffle au secteur de la construction en France en lui permettant d’ouvrir de nouveaux chantiers. Il est vrai qu’à l’échelle mondiale les besoins sont énormes : demain l’Asie et après demain l’Afrique deviendront les nouveaux chantiers du monde en construction. Les entreprises françaises pourront profiter de la COP21 pour faire reconnaître leur niveau d’expertise et pour commencer à prospecter sur ces nouveaux chantiers. Certains architectes utilisent déjà des logiciels de simulations de construction en 3D pour simuler les économies d’énergie. Cette technologie en pleine croissance n’en est pourtant qu’à ses débuts.

La prochaine COP21 devrait donner l’occasion au secteur du bâtiment de montrer qu’il peut lui aussi être un des leaders dans le domaine des économies d’énergie.


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